Saint-Victoret. 1 er octobre 2015.

Déjà la 15ème édition, et ce rendez-vous annuel garde tout son souffle. Parce qu’il est rare de pouvoir parler à un auteur, et qu’il est tout aussi rare pour un auteur de rencontrer son public, un salon du livre est une étape culturelle à part. Pas de spectacle, pas de show, mais un vrai contact avec des gens qui font un métier pas tout à fait comme les autres. Pour certains d’entre eux, ce n’est d’ailleurs pas un métier, mais plutôt une passion qu’ils trimbalent au tréfonds de leur être toute leur vie durant.

Corinne Angeli est de ceux-là. Dermatologue de profession dans sa Provence natale, elle a toujours su qu’elle aurait un jour besoin d’écrire. Après « La ballade de la jeune fille triste », un premier recueil de nouvelles couronné de succès avec le prix Cesare Pavese en 2012, elle revient à Saint-Victoret avec un roman des plus attachants. Dans « Le thé des amants » nous découvrons l’histoire d’une femme qui porte son amour en elle, de l’adolescence jusqu’à l’âge de la maturité, comme l’auteure a emmené avec elle son besoin d’écrire. La première partie nous fait vivre le tout début de ses études de lettres, de Marseille à Porquerolles, tout au long d’un amour d’été qui s’annonçait durer pour la vie. Mais, sans un mot, l’amant disparait et la jeune femme finit par enfouir sa nostalgie pour devenir professeur et se construire une vie de famille heureuse. A l’aube de la quarantaine et de la crise qui l’accompagne, son histoire de jeunesse inachevée la hante toujours et elle décide de la clore en en faisant un livre, son livre. Mais c’est justement ce livre qui lui fera retrouver son amour de jeunesse et l’histoire rebondit alors vers un présent tourmenté. Mais pour quel futur et quel destin ? « Le thé des Amants » est une histoire délicatement tissée entre passé et présent, entre désir et réalité. Le roman est finement écrit et nous tient en haleine comme une exploration interdite, celle d’un amour de femme, fait de troubles, de passion, de nostalgie et de bon sens d’épouse et de mère à la fois.

Corinne Angeli dédicacera son livre au Salon du Livre de Saint-Victoret où on l’on pourra aussi découvrir une autre auteure issue du milieu médical. Muriel Mollo a déjà publié de nombreux articles scientifiques et un premier roman en 2005. Elle revient avec une histoire étrange et drôle. Comment accéder au paradis et décrocher sa « White card » quand on y arrive incomplet, après avoir fait don de certains de ses organes à d’autres corps en bonne santé restés ici-bas ? La question est un magnifique prétexte à une histoire ébouriffante et loufoque.

Comme elles, de nombreux autres auteurs présenteront leurs travaux au 15ème Salon du Livre et tous les genres sont représentés, pour des lecteurs de tous les âges.

Salle Edith Piaf, dimanche 4 octobre, de 10h à 18h.

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